Start-up Academy #1.2 | Identifier et compléter les compétences
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2eme épisode du chapitre 1 de la Startup Academy qui traite de l’équipe. On aborde aujourd’hui un facteur clé de succès qui est l’identification des compétences des membres de l’équipe projet

Pour démarrer son activité, il faut rassembler les compétences qui permettront de la mener à bien et donner au projet toute sa légitimité.

Ces compétences dépendent généralement du type de projet :

→ Les projets innovants reposant sur une technologie ou un savoir-faire spécifique trouveront leur légitimité dans la présence de la compétence scientifique à l’origine des travaux.

→ Les projets de développement fondés sur des plateformes web doivent le plus souvent maîtriser la compétence technique de développement.

→  La connaissance du secteur d’activité est souvent déterminante : il est très compliqué par exemple de lancer une activité à destination des professionnels de santé sans un médecin dans l’équipe. [nldr, Logique ! Me direz-vous]

L’équipe idéale se construit dans le temps

Dans un premier temps, la logique est celle d’une « équipe minimum viable », avec deux questions :

→  Quelles compétences ajouter ou enlever pour une équipe minimum viable ? Il n’est peut-être pas nécessaire d’avoir deux cofondateurs avec un profil business si la priorité est le développement technologique.

→  Mon équipe est-elle la plus petite possible ? Il est inutile et coûteux d’être nombreux tant que l’avenir du projet est incertain. 

Une échéance clé

L’objectif est d’avoir construit une équipe complète (par exemple : technique, commerciale et gestion) pour l’étape d’amorçage. L’absence d’une équipe soudée, qualifiée et complémentaire au moment de réaliser une première levée de fonds est un frein sérieux aux yeux des investisseurs.

La formation

La montée en compétence des équipes permet de sécuriser la gestion et la croissance d’une start-up. Si un premier niveau peut être assuré par une structure d’accompagnement, il est important d’aiguiller les porteurs vers des structures professionnelles spécialisées du type des parcours de formation à l’entrepreneuriat innovant proposés par les grandes écoles comme HEC, EM Lyon, Centrale etc. 

Accompagnement des entreprises innovantes, Le guide Unitec 2020

Le rôle de la structure d’accompagnement :
Aider à bien s’entourer et encourager la formation individuelle et collective continue.

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ZOOM SUR LE PACTE D’ACTIONNAIRES

Le pacte d’actionnaires est le document juridique qui organise les rapports entre les différents groupes d’actionnaires d’une société (SA ou SAS). Il décrit les liens juridiques entre les fondateurs, afin de définir une stratégie et de réglementer les modifications de la répartition du capital en cas de cession d’actions. Contrairement aux statuts de la société qui sont publics, le pacte d’actionnaires est un contrat de droit privé qui peut rester confidentiel entre les parties.

Ses clauses sont de trois ordres :

  • Celles relatives au capital social, qui ont pour but d’assurer aux signataires la maîtrise de la composition du capital ;
  • Celles relatives au droit de vote des signataires, qui permettent de coordonner les décisions votées ;
  • Celles relatives à la participation des signataires à l’organisation et au fonctionnement de la société (répartition du pouvoir, accès à l’information, procédure à mettre en œuvre en cas de conflit, etc.). 

Les principales clauses du pacte d’actionnaires :

→  La clause de préemption permet à son bénéficiaire d’acquérir en priorité par rapport à toute autre personne, les actions ou les parts sociales qu’un associé souhaiterait céder. L’entrepreneur doit s’assurer que cette clause n’est pas réservée aux investisseurs, et doit pouvoir la faire jouer à son bénéfice.

→  La clause d’agrément a pour objectif d’éviter qu’un tiers s’invite dans le cercle des associés. Cette clause contraint l’associé souhaitant céder ses actions ou ses parts sociales à obtenir l’agrément préalable de la société.

→  La clause d’inaliénabilité interdit à un actionnaire de céder ses actions pendant une période définie. Elle permet de figer un noyau dur d’actionnaires, mais porte atteinte au droit de propriété, et doit donc être justifiée par un intérêt légitime. Généralement, elle est utilisée par les investisseurs qui souhaitent que le fondateur de la société conserve ses actions et continue d’œuvrer à son développement.

→  Les clauses de sortie facilitent la sortie d’un associé, à son initiative ou de manière forcée.

→  La clause de non-dilution garantit à un actionnaire bénéficiaire (ou à groupe d’actionnaires) le maintien de son niveau de participation en capital et/ou en droit de vote au sein de la société.

→  La clause de priorité sur investissements futurs garantit à l’actionnaire bénéficiaire un droit de priorité sur des investissements futurs pouvant être réalisés dans la société.

→  Les clauses concernant la nomination des administrateurs prévoient qu’un certain nombre de membres du conseil d’administration de la société soit choisis au sein des détenteurs d’une certaine catégorie d’actions, les signataires s’engageant à voter en leur faveur.

→  Les clauses concernant la distribution des bénéfices, très prisées des investisseurs, permettent notamment à un actionnaire minoritaire de s’assurer un rendement minimum. L’actionnaire majoritaire peut s’engager à distribuer des dividendes si un bénéfice distribuable est constaté.

→  Les clauses relatives à la direction peuvent préciser l’identité des dirigeants ou leur mode de désignation, poser des exigences concernant leur profil (appartenance à la société en tant qu’associé ou salarié, compétence spécifique, ancienneté ou âge minimum, etc.). 

L’équipe élargie

L’équipe ne s’arrête pas aux fondateurs de la start-up et leurs collaborateurs. Une start-up ambitieuse a peu de chances de réussir sans avoir construit ou intégré un écosystème de parties prenantes favorables à son activité.

Dès le départ du projet, il faut donc s’assurer que la dimension partenariale est bien intégrée par l’équipe sur les plans technique (laboratoires, industriels, experts conseil…), commercial (prestataires, prospects, distributeurs, pôles de compétitivités et clusters…), organisationnel (expert-comptable, juridique, propriété intellectuelle…) et institutionnel (financeurs, structures d’accompagnement…). 


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avril 9, 2024